
On dit souvent qu’« éduquer une femme, c’est éduquer une nation », selon James Emman Aggrey( voir l’article tous des malala!!!) Cette citation met en lumière l’importance fondamentale des femmes dans le développement d’une société. Pourtant, une question persiste et dérange : pourquoi certains frappent les femmes qui accouchent ? Comment elles peuvent être si maltraitées ?

Nos grands-mères racontaient qu’elles devaient être fortes et endurantes. On leur répétait qu’elles n’étaient pas les premières à devenir mères et qu’elles devaient supporter la douleur en silence. Pleurer ou se plaindre était perçu comme un signe de faiblesse. Cette vision, profondément ancrée dans les mentalités, a contribué à banaliser la souffrance des femmes lors de l’accouchement.
Nos mères, à leur tour, ont hérité de ces injonctions. Elles expliquent que, pour que tout se passe bien, elles devaient rester silencieuses, ne pas gémir, et suivre les consignes sans discuter. Après tout, leur présence en salle d’accouchement était considérée comme un choix implicite, presque une responsabilité qu’elles devaient assumer sans protester. La douleur et la peur étaient reléguées au second plan, comme si elles n’avaient pas leur place dans ce moment pourtant intense et bouleversant.


Aujourd’hui encore, la situation reste préoccupante. Certaines jeunes femmes, parfois mineures et souvent célibataires, subissent des violences physiques ou verbales au moment de donner la vie. Parce qu’elles crient, parce qu’elles n’arrivent pas à suivre des consignes dans un moment de douleur extrême, elles peuvent être brusquées, humiliées, voire frappées( voir l’article qui choque la RDC)Ces pratiques sont inacceptables et contraires à toute éthique médicale. Donner la vie ne devrait jamais être synonyme de subir des violences.
Il est légitime de se demander depuis quand frapper peut-être considéré comme un acte de soin. Les professionnels de santé, formés pour accompagner et protéger, ont la responsabilité de faire preuve d’empathie, de patience et de respect. La violence, sous quelque forme que ce soit, ne peut être justifiée par la pression ou la fatigue. Elle détruit la confiance et laisse des traces durables chez les mères.
Si nous aspirons à un avenir serein, il est essentiel de changer ces mentalités et ces pratiques. Prendre soin des mères, c’est prendre soin de la société tout entière.
Il est temps de reconnaître que l’accouchement est un moment qui nécessite autant de soutien psychologique que de suivi médical. La bienveillance, l’écoute et le respect doivent être au cœur de l’accompagnement
En fin de compte, nous ne savons pas qui, parmi ces enfants qui naissent aujourd’hui, deviendra un acteur clé de demain. C’est pourquoi il est indispensable de traiter chaque mère avec dignité. En prenant soin d’elles, nous contribuons à bâtir une société plus juste, plus humaine et plus forte
